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Fête de Louise Thérèse de MONTAIGNAC le 27 juin 2017.

10 juillet 2017

C'est à l'occasion de la fête de la bienheureuse Louise Thérèse de MONTAIGNAC en la Maison Mère à Montluçon que le père Michel MERCIER a partagé dans la joie ces mots pleins de fécondité...

 27 juin 2017 - Louise-Thérèse de MONTAIGNAC
Nous retrouver ce soir autour de Louise Thérèse de Montaignac est une vraie joie... Pour les Oblates, pour la Paroisse sainte Marie, qui fut sa paroisse, pour les Montluçonnais puisque c'est dans notre ville qu'elle a créé sa congrégation en 1874....
* Ce que je voudrais souligner dans cette vie, c'est d'abord SA SIMPLICITÉ ET SA VÉRITÉ. Rien de voyant, aucune recherche d'effets. Pas de grandes phrases. Elle a voulu simplement répondre à l'appel, dans le service et l'abandon silencieux à Dieu.
* Que de fois elle l'a exprimé, en parlant de la vocation des oblates, elle voulait qu'elles soient les plus petites, les plus effacées dans l'Eglise, mais les premières dans l'amour du Cœur de Jésus... se consacrant à la prière c'est l'essentiel-, et participant à la mission sans préférence particulière sinon celle des plus petits... accompagnant Jésus comme les saintes femmes dans l'Evangile: elle avait le désir de la foi dans toute sa fraîcheur, la foi de l'Eglise primitive...
* Qu'est-ce qui pouvait attirer des femmes vers Louise-Thérèse ? sinon cette force d'amour qui la rendait tellement présente à chacun, à son travail, et la plongeait toujours plus profondément dans l'intimité avec Dieu...Louise-Thérèse...tout à la fois si naturelle, désarmante d'humour dans ses réparties spontanées et fortes, mais donnée à Dieu de toute sa volonté, de toutes ses forces, dans sa tâche et l'offrande de sa souffrance. 'Quel don que l'amitié divine!" disait-elle.
* Comment ne pas être frappés alors par LA FÉCONDITÉ DE CETTE VIE ? Malade, souvent rivée à sa chambre, et cependant une œuvre extraordinaire. Louise-Thérèse a toujours voulu transmettre, communiquer cet amour de Dieu qui était sa contemplation, sa vie! Elle s'est battue pour mettre en œuvre son projet de vie religieuse: permettre à des femmes simples, sans compétence particulière, de se rassembler au sein d'une famille spirituelle, de travailler au règne de l'amour. et redonner souffle à la vie de l'Eglise... C'était-une intuition neuve... qui ne rencontrait pas nécessairement l'adhésion spontanée de la hiérarchie, elle suscitait des doutes et des peurs. Louise-Thérèse a tenu bon, pour que soit reconnu pour chacune le droit de vivre cette fraternité spirituelle... dans ce qu'elle appelait «la pieuse union"... un mot un peu ancien emprunté au Droit canonique, mais finalement une réalité très neuve à l'époque.
* Il est bon de reprendre conscience de actualité de son message. Parlant d'elle, J-Paul II disait, lors de la béatification: "Une femme admirable, qui n 'est pas du passé, mais UNE FEMME DE L 'AVENIR ÉVANGÉLIQUE" . On se demande souvent aujourd'hui: comment être missionnaires ? Il me semble que l'humble recherche de Dieu qui fu celle de Louise-Thérèse et son engagement de vie demeurent toujours des axes essentiels.
* UN REGARD TOURNÉ VERS DIEU. Vers le cœur du Christ! Dans nos vies souvent accaparées par mille obligations demeurer dans la contemplation intérieure. "Ce que nos yeux ont vu, ce que nos mains ont touché, ce que nous avons contemplé et entendu du Verbe de Vie... ", dit l'apôtre Jean. Il faut que ce soit vrai pour nous aussi comme pour Louise-Thérèse. Afin d'en vivre! "Que sert-il de contempler un modèle si on n 'a pas l'énergie de le reproduire? '2, disait-elle. Avant-hier à la cathédrale, l'évêque s'adressait avec insistance à Guillaume: "Ose la parole Mais d'abord ose croire au Royaume!"
* Et en même temps chercher toujours à PARTAGER CET AMOUR. A "montrer au monde la joie d'appartenir à Dieu"... Tout faire pour partager l'amour! Le Seigneur compte sur nous pour cela... en famille, dans les petites communautés que nous formons avec des proches, avec des paroissiens, avec des mamans..., avec tel ou tel que nous Que d'occasions de nous soutenir, de témoigner à d'autres que Jésus est vivant, et qu 'il veut être notre vie à tous.
* Bien sûr, la vie, l'avenir de l'Eglise, exige des initiatives, des choix pastoraux, mais rien n'avancera vrairnent s'il n'y a aujourd'hui des VIES OFFERTES à Dieu, des cœurs qui se laissent habiter, brûler, consumer par l'amour du Christ. DIEU NE NOUS DEMANDE PAS nécessairement DE GRANDES CHOSES, IL NOUS DEMANDE UN GRAND AMOUR, et s'il veut de grandes choses, c'est lui qui les fera dans notre pauvreté et notre misère.
"Il a regardé la petitesse de sa servante, chante la Vierge Marie, il a fait en moi de grandes choses". Une parole qui s'applique si bien à Louise-Thérése, et qui doit aussi - c'est notre prière ce soir- s'appliquer à chacun de nous.
Abbé Michel Mercier

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