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Rencontre internationale de la vie consecrée à Rome du 28 janvier au 2 février 2016

15 février 2016

L’année de la vie consacrée s’achève en ouvrant ses portes sur une année de grâce : Année de la Miséricorde.
Comme un immense pèlerinage, qui a unis les plus diverses formes de vie consacrée,
Comme une gigantesque mosaïque d’hommes et de femmes venus de tous les continents, nous : petite représentation d’Oblates Religieuses venues du Mexique, du Guatemala, de République Centre Africaine, du Portugal et de France avec Sr Solange et Elisabeth, Petites Servantes du Cœur de Jésus, avons rejoint cette joyeuse caravane et emboité nos pas dans Celui qui nous précède et nous mène vers le Père.

Après de longues files pour franchir les barrières de sécurité nous nous sommes regroupés dans la Basilique saint Pierre, berceau de notre foi. Nous avons uni nos voix en un seul chant, une seule prière, une seule louange avec des accents qui sentaient la fraîcheur de l’Eglise d’Asie, la tradition de l’Eglise européenne, le rythme de l’Eglise d’Afrique, la joie de l’Eglise d’Amérique et la simplicité de l’Eglise d’Océanie. Tous ensemble, nous nous sommes laissés surprendre par les couleurs et les formes des habits religieux, les charismes et missions de tant de congrégations, d’instituts de vie religieuses, apostoliques ou monastiques, d’instituts séculiers ou de vie consacré. Quelle diversité et cela pour une seule et unique mission : faire grandir la semence du royaume dans le monde. 
Conférences, homélies, témoignages, audiences et interventions se sont succédés pour nous permettre de relire l’histoire de la vie consacrée jusqu’à aujourd’hui, non dans un pessimisme si souvent en cours, mais dans un élan d’actualisation continuelle, radicale et prophétique de nos divers charismes. Nous nous sommes laissés provoquer par ces paroles de consacrés engagés dans la radicalité du prophétisme évangélique au service des plus démunis vécu dans des communautés interculturelles ou intercongrégationnelle comme c’est le cas au sud Soudan.
En pèlerinage à la Basilique Sainte Marie Majeur, nous avons franchi la Porte Sainte de la miséricorde et priés pour que cette année sainte soit une année de grâce pour chacun et pour l’Eglise.
Dans notre pérégrination nous avons tout partagé : les piques niques sur les places ou dans les jardins de l’Université pontificale, les eucharisties en langues, les files d’attentes pour entrer dans les salles…et même pour le café ! là il s’agissait plutôt de la mise en pratique de la miséricorde ! 
Dans la Basilique de saint Jean de Latran Nuria Calduch (exégète) dans la Lectio Divina nous a invités à imiter Marie Madeleine et oindre les pieds de ceux et celles auprès de qui nous sommes envoyés dans les périphéries de nos sociétés, de nos entourages, de nos communautés et nous avons à oser la créativité de gestes de miséricorde dans ce monde en quête d’amour. 
Pleinement enracinées dans nos charismes, nous sommes aussi invités à tracer des chemins nouveaux, pas seulement par des expériences d’interculturalité, mais d’intercongrégationalité car la Vie Consacrée de nos jours se présente comme une immense mosaïque dont les pierres représentent la diversité des charismes, reflet de l’Epiphanie de Dieu au matin de Pâque.
Comme le pape François nous l’a si bien rappelé au terme de cette rencontre : Vivre la vie consacrée c’est aller à la rencontre des hommes et des femmes dans les périphéries géographiques et existentielles du monde, être des Anne et Siméon, prophètes pour aujourd’hui.
Invités aussi à concilier vie consacrée et art, dans une superbe œuvre d’art nous nous sommes laissés envoûter par la beauté d’un Oratorio « Sulle tracce della Bellezza » où musique, voix et danses nous ont emporté dans un voyage depuis la création jusqu’à l’apocalypse. La voix du Père, qui sépare ténèbres et lumière, résonne encore dans l’appel de tous les saints d’hier et d’aujourd’hui et dans la symphonie des voix chantant la victoire de la mort, palmes à la main, tous rendent grâce au Père par la voie du martyr.
Enfin dans l’ultime temps ecclésiale qui nous a été offert, comme le point culminant du pèlerinage, le pape François nous a exhorté, à la suite du Christ, à nous plonger dans le fleuve qui se jette dans la mer de la miséricorde et poursuivre avec espérance notre vie consacrée sans cesse renouvelée par des « choix prophétiques et courageux ».
Comme les pèlerins sur le chemin d’Emmaüs nous pouvons dire : notre cœur n’était-il pas brûlant lorsqu’ils nous parlaient ? … Alors, allons, repartons vers nos Gallilées dire au monde ce qui s’est passé !

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